La Bolivie

Ayant salué le Lac Titikaka (rive Bolivienne) pour une dernière fois, nous arrivons à La Paz, capitale Bolivienne.

Afin d’éviter de se trouver en pleine circulation au centre-ville, nous suivons la recommandation de plusieurs voyageurs de stationner le véhicule à l’aéroport de El Alto. Cette ville est située tout juste à côté de La Paz, mais à quelques centaines de mètres plus haut (3600m).  Cela nous fait bizarre de stationner à cet endroit sans prendre l’avion.

Afin d’affronter ce tohu-bohu, nous laissons garé notre maison roulante et prenons le transport en commun. Ici, pas de métro sous-terrain, la ville a choisi un moyen de transport facile à construire et à moindre coût. L’utilisation du « Téléférico » permet de relier rapidement et sans pollution plusieurs endroits de la ville. En plus d’offrir une vue imprenable sur la ville, ce moyen de transport original nous permet d’atteindre le coeur historique de la ville en quelques minutes.

Outre le coeur Historique, La Paz est réputée pour ses nombreux marchés, commerces et restos de toutes sortes.

Avec plus de 1,6 million d’habitants, cette ville nous offre un véritable bain urbain. Rues très pentues et étroites, foule dense, vendeurs ambulants, marchés, … le tout dans un concert de klaxons et de pollution!

 

Soif de découvertes, nous déambulons des les rues et ruelles avec un grand plaisir (oui oui, nous avons du plaisir en grande ville!!). Au cours de ce petit séjour, Stéphanie se gâte en achetant un doux et confortable foulard de laine d’alpaga et, épicurien que nous sommes, nous allons pour le dîner dans un sympathique restaurant mexicain. Nous engloutissons littéralement notre repas tant il est  bon. Cela nous fait du bien de manger de la nourriture d’une autre culture.

 

Marché des sorcières

 

La prochaine destination sur notre itinéraire est le parc national de Sajama, mais qui dit route dit aussi de nouvelles et surprenantes découvertes. Ainsi, nous prenons une pause près de tours funéraires. Les chullpas étaient autrefois construisent pour abriter les restes momifiés de certains membres de la société, sans doute des notables ou des personnes hautement estimées. Celles-ci ressemblent à des ruches. Le défunt était positionné en position feotale accompagné de divers biens. Malheureusement, la majorité des tombes ont été pillées.

 

Quelques ossements encore présents

 

Situé dans la région de l’Altiplato du sud et perché à plus de 4300m d’altitude, le parc national de Sajama est entouré de volcans et est tout simplement un gros WOW! Il constitue la meilleure destination du voyage pour Stéphanie. Quoi demander de plus? Nous sommes en pleine nature entourés de montagnes et de volcans, nous sommes réveillés par les alpagas et lamas qui broutent leur petit déjeuner, nous nous baignons dans des sources thermales sous un magnifique soleil d’altitude et au lever du soleil, nous avons la chance de marcher dans un champs de geysers! Bien que nous ayons le souffle un peu court et que notre sommeil soit moins réparateur, notre acclamation à 4300 mètres se déroule très bien. (En passant, le somment du mont Blanc en France est d’un peu plus de 3800m). Nous y passons 4 jours dans une atmosphère 100% pure et totalement zen.

 

Un autre jeu improvisé par Simon Loc
Un chauffe main naturel
Le bonheur au soleil levant

 

Le lien suivant vous montrera une vidéo prise au champ de geysers. Cliquez sur: Geysers

 

Seul petit hic, les routes. Étant entouré de nombreux volcans, pas étonnant de découvrir que les routes sillonnant le parc soient constituées de fine poussière volcanique, qui une fois soulevée s’infiltre par le moindre petite orifice de notre campeur. En plus d’être poussiéreuses, les routes sont entrecoupées par quelques passages de rivière. Possédant 2 roues motrices et pesant plus de 5 tonnes, notre véhicule n’est pas fait pour ce type de terrain. Quoi qu’il en soit, « pas de risque, pas de découvertes », Yanic marche notre premier passage dans l’eau et décide qu’il nous sera possible de le traverser sans trop de peine.

Une bonne décision, mais il n’a pas respecté exactement le trajet déterminé et nous nous retrouvons, au beau milieu de nullepart, dans une rivière profonde de près de 36’’. L’inclinaison de la cuvette dans le lit de la rivière est telle que le pare-choc arrière accroche le fond, les coffres de rangement se remplissent d’eau, la génératrice se submerge. Pour aider, la puissance du moteur se trouve grandement réduite en raison de la ratification de l’oxygène dû à l’altitude.  Pour se sortir de ce bourbier,  Yanic fait plusieurs tentatives avance-recule sans succès. À un moment donné, Yanic dit: « A-waye, vas-y mon Arthur » (tranduction française: « met toute la gomme mon Arthur »). Il fout l’accélérateur au plancher et de peine et de misère, nous nous sortons de cette cuvette. Ouff, on l’a échappé belle! Un coup asséché, la génératrice a pu repartir. Suite à cette dernière expérience, nous avons décidé que lorsque les passages étaient trop difficiles, soit nous allions abandonner notre projet ou nous allions louer les services d’un 4X4.

 

la cuvette était droit devant!?!

 

Poursuivant notre odyssée vers le sud, nous mettons le cap vers un passage obligé pour toute personne  foulant le sol bolivien: le Salar d’Uyuni. En route, nous nous émerveillons devant la beauté de la nature bolivienne. Ici, de somptueuses plaines de l’altiplato, les vigognes, lamas et alpagas. Puis, dans une courbe de la route nationale, une succession de strates multicolores attires notre regard. On y croit voir une arc en ciel.

 

 

Nous atteignons le Salar en milieu d’après-midi. Situé à 3600m au dessus du niveau de la mer, le Salar de Uyuni est la plus vaste réserve de sel au monde. Il s’étend sur 12 100 km et la production annuelle de sel est estimée à près de 20 000 tonnes. Sous la surface du salar, d’importants gisements de lithium – représentant près de 40% des réserves mondiales – devraient alimenter l’économie de la Bolivie en plus d’alimenter tous nos appareils électroniques fonctionnant aux batteries à base de ce métal.

La Salar nous impressionne et son étendue à perte de vue nous laisse sans mot. Cette destination a été l’une des premières à apparaître sur notre liste d’incontournable lors de la préparation de ce voyage. Ayant vu des tonnes de photos sur le net, Simon Loc en rêvait depuis le début de nos préparatifs et pour cause. Puisque nous avons une vue sur plusieurs dizaines de kilomètres, que le Salar est complètement plat ( à part quelques petits trous), il espérait pourvoir y prendre le volant quelque temps. Flavie veut évidemment faire comme son grand frère…

Nous vous laissons juger par vous même de leur conduite en regardant cette vidéo. Et surtout, n’appeler pas la DPJ! Tout a été fait sans danger!

 

Vidéo de Conduite Flav

 

Vidéo de Conduite SL

 

Nous nous laissons prendre au jeu et profitons du moment pour nous amuser. Conduite?

 

L’immensité, la pureté, le calme (sans aucun écho) du Salar nous transporte sur un autre monde. Le coucher et le lever du soleil sont à couper le souffle, sans parler du ciel étoilé.

 

 

En plus des inoubliables souvenirs, nous profitons du lieu pour faire une bonne réserve de gros sel. Une bouteille de coke fait l’affaire pour le ranger.

À la sortie du village d’Uyuni, se trouve un curieux cimetière de trains à vapeur. Laissés à l’abandon, les trains nous permettent de nous dégourdir quelques peu.

 

 

La circulation dans un environnement 100%sel comme le salar, laisse impérativement des traces sous le véhicule.  Un bon lavage (un premier depuis notre départ) fait disparaitre les derniers stigmates salins laissés sous notre véhicule.

 

 

Voulant rejoindre la frontière Argentaine, nous empruntons une route plus directe et évitons un détour vers Potosi. Erreur! Pourtant aux faits qu’une section de route (+/- 35km) était difficilement praticable en raison de sa reconstruction, nous nous y dirigeons tout de même en se disant que cela ne doit pas être aussi pire. En fait, il n’y a pas de route et il faut carrément rouler lesdits km au beau milieu du lit partiellement asséché de la rivière. Des trous immenses, des bosses à se cogner la tête au plafond, de la poussière à n’en plus finir et de trop nombreuse cuvettes remplie d’eau… Bref, tout ce que l’on ne veut pas avoir à franchir en camping-car!

Malgré la pénible route, le paysage bolivien est à couper le souffle.

 

 

Nous atteignons la frontière Argentaine et la franchissons en moins de 45 minutes, un record de rapidité Sud-Américan.

 

 

 

Bon! Le but n’est toujours pas atteint

 

 

 

Notre parcours bolivien:

 

 

Notre route globale:

 

 

 

Notes:

  • La Bolivie est une terre de contraste. Elle nous a apporté de magnifiques paysages et de belles surprises.
  • Stéphanie a été sous le charme de la nature encore vierge et peu exploitée.
  • Yanic a trouvé magnifiques les routes principales mais difficiles dès que nous en sortions.
  • Comme nous l’avions été prévenu, nous avons trouvé un peu plus difficile l’approche avec les Boliviens et parfois même quelques peu antipathiques aux touristes. Maintes fois, Stéphanie s’est fait retourner d’où elle venait après avoir osé négocier des prix largement exagérés.
  • Contrairement à ce que nous avions anticipé, nous n’avons pas eu trop de difficulté à se procurer du diésel et n’avons pas eu de problématique moteur (outre que le moteur a fumé noir durant tout la traversée).
  • La splendeur du paysage dépassant largement les quelques accros, nous gardons donc un souvenir positif de notre visite en Bolivie.

7 commentaires à propos de “La Bolivie

  1. Ça fait quand même drôle de vous voir fouler le sol du Salar. J’ai encore le souvenir où on en parlait… C’est toujours un plaisir de lire vos récits. Bon séjour en Argentine et soyez prudents!

  2. Merci de nous avoir fait découvrir ce pays dont les paysages sont époustouflants et que nous ne connaissions que très peu. Je vois que vous avez décroché pas mal en signant Déc 2018 le drapeau d’un pays ah! ah! ah! ce doit être l’altitude. Bonne continuité en Argentina

  3. Bonjour à la famille. Je viens de regarder pour la deuxième fois vos photos… C’est à couper le souffle…Je les trouve toujours de plus en plus belles…. Bravo pour les nouveaux chauffeurs (e)… .Tous vos textes sont très instructifs et enrichissants… Vive les sources thermales… Mangez souvent de bons steaks …. Il paraît qu’ils sont les meilleurs au monde… Bonne route et découverte…… Je vous aime…XXXX KLOD

  4. Hi guys, Im so happy to see your pictures and all that has happened since we met in Galapos Island. I promised to contact, so voila, better late than never! Lets keep in touch and see if our paths cross again (we are currently in Perú). We wish you a very joyful festive season. Buen camino…

  5. Incroyable!avez-vous pensé qu’avec tous vos beaux articles et les belles photos nous voyageons nous aussi. Graduellement je remplis les trous à ma culture et ce grâce à vous. Les paysages sont magnifiques (les couchers de soleil sont enchanteurs). De plus durant votre beau trajet vous avez rencontré deux apprentis conducteurs merveilleux. Ce qui me fascine aussi c’est la belle participation des enfants. Vos vidéos sont vraiment drôles. Moi je veux continuer mon voyage d’accompagnement alors j’ai hâte de lire le prochain article. Bravo

  6. Tout à fait magnifique , le récit , les photos, les vidéos. Vous allez de decouvertes en decouvertes et J ai L impression d assister à un cour D histoire à chaque fois, mérci milles fois, continuez de nous éblouir et de nous enrichir de vos savoirs, en cette période des fêtes qui approchent à grands pas, mes meilleurs souhaits pour un très JOYEUX NOEL et une Annee 2018 sous le signe de L amour et de L espoir. Bonn continuite.

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