Nous voici maintenant en Bolivie!

Nous quittons Cusco avec, pour une fois, le sentiment d’avoir apprécié notre séjour dans une grande ville et prenons la direction du lac Titikaka (Titi signifie « panthère » et Kaka « gris » ou « de pierrre »).

Situé entre le Pérou et la Bolivie, à +/- 3800m d’altitude, ce lac est le lac le navigable avec l’altitude la plus élevée de la planète.

Nous nous arrêtons dans un petit village riverain et rentrons en contact avec un résident des îles de Uros (îles flottantes). Nous nous donnons rendez-vous pour le lendemain.

Nous partons donc, le lendemain, avec notre guide afin de découvrir le chapelet d’îles de roseaux. Les îles d’Uros abritent près de 2500 personnes et forment une seule communauté. Chaque famille possède sa propre île. D’une épaisseur d’environ 4 à 5 mètres, celles-ci ont la particularité de flotter sur le lac par une profondeur de plus de 15m. À environ tous les 15-20 ans, l’île doit être reconstruite. Pour ce faire, les habitants vont chercher à l’aide d’une chaloupe à moteur des bloques de racines de roseaux de 2m sur 3m en nombre suffisant pour la superficie nécessaire. Ils attachent les bloques de racines ensemble à l’aide de cordes et recouvrent le tout de roseaux verts. À environ 6 mois d’âge, les bloques de racines de roseaux se sont soudés formant un seul bloque solide. Pour toute la durée de vie de leur île et à tous les 15 jours, les habitants doivent recouvrir celle-ci de nouveaux roseaux. Nous trouvons très spécial de marcher sur l’île de notre guide au moment où le sol se met à onduler suivant les vagues de sillage laissées par un bateau qui passe à proximité.

Cette petite excursion, quoiqu’un peu kitch, nous permet d’en apprendre un peu sur cette communauté unique au monde. Nous apprécions tous notre journée. Les enfants aiment particulièrement leur cadeau, un petit toutou alpaga tricoté et offert par le guide. De notre côté, nous nous sentons un peu obligés d’acheter un souvenir de cet endroit. Notre guide nous montre des tissus brodés par sa femme représentant les divinités de la communauté, en disant: « c’est beau hein, c’est ma femme qui a brodé ce tissus ». Ensuite, il nous montre un autre représentant cette fois l’environnement de la région et il ajoute: « c’est beau hein, c’est ma femme qui a brodé ce tissus »! Alors, vous imaginez qu’avec les « c’est beau hein, c’est ma femme qui a brodé ce tissus », nous avons cédé, pour une très rare fois. Il faut dire que seuls les revenus tirés des visites touristiques constituent le salaire de notre guide.

 

Construction de l’île flottante
C’est beau hein, …
École de la comunauté
École de la comunauté
Classe de 3ième année

 

Avant de quitter le Pérou, de part les informations que nous détenions, nous avons quelques appréhensions face à la Bolivie.

Le gouvernement Bolivien,  d’Evo Murales, a nationalisé le pétrole et subventionné grandement son prix. De plus, une loi régit la vente de carburant pour les étrangers compliquant grandement l’achat de ce précieux liquide pour notre voyage. Tout comme pour le carburant, l’achat de gaz propane suit la même idéologie. Ainsi, il est quasi impossible de se procurer du gaz propane (et oui, encore une fois, le retour d’EL PROPANO, PANO, PANO!!!). Finalement, nous appréhendons à faire face à plusieurs policiers corrompus vu leur maigre salaire.

Nous prenons donc nos précautions et faisons le plein (littéralement jusqu’au bouchon) de diésel. Nous remplissons également un jerrycan de 20L en plus de remplir notre réserve de propane.

À quelques kilomètres de la frontière, nous croisons un cycliste brésilien qui nous demande s’il s’agit de la première fois que nous allons en Bolivie. Lorsque nous lui répondons par l’affirmative, il nous répond « Faites attention, les boliviens n’apprécient pas les touristes. En dormant, je me suis fais voler ma bâche et tout mon argent ».

Malgré ces informations et le fait que nous avons adoré le Pérou, nous avons tout de même hâte de franchir notre 5ième frontière.

 

À nous la Bolivie:

Notre sortie du Pérou se présente sans difficulté.

Quant à la Bolivie, tout se déroule bien pour les douanes ainsi que l’importation du véhicule. Une fois ces étapes effectuées, les agents nous mentionnent que nous devons compléter une étape avec les policiers. Ces derniers nous indiquent qu’ils doivent compléter un document nous permettant de circuler librement dans le pays. Lors d’un contrôle policier, nous devrons notamment présenter ce document. Une fois complété, l’agent le remet à son confrère pour signature. Par la suite, ce dernier nous indique que nous devons acquitter des frais de 50 bolivianos (10$ canadien).

En fonction des informations que nous avions reçues antérieurement sur le pays, nous flairons rapidement l’arnaque. Nous répondons au policier, du tac au tac, que nous acceptons de payer ce montant que s’il nous remet un reçu officiel. Il répond que cela n’est pas possible. Nous réitérons une bonne dizaine de fois la même chanson. Pendant ce temps, Yanic récupère le document dûment complété qui se trouve sur le coin du bureau.

Quant à elle, Stéphanie sort du bureau de la police et va s’informer aux agents des douanes si des frais doivent ou non être acquittés auprès des policiers. Elle obtient une double réponse. Le premier agent mentionne « non, aucun frais ne doit être payé » et un autre agent, en haussant la voix, répond « nous ne sommes pas au courant, ici c’est la douane et là c’est la police ». Au moment où Stéphanie quitte le bureau des policiers, l’un des agents dit à Yanic que 30 bolivianos sera suffisamment. À cet instant, nous avons la certitude de l’arnaque et nous prenons la décision de quitter le bureau sans payer. Avant de partir, nous gardons le beau jeu en répétant aux policiers que nous sommes toujours prêt à payer seulement s’ils nous remettent le reçu officiel.

Notre premier arrêt en Bolivie est la ville de Copacabana, qui se trouve également le long du lac Titikaka. Telle notre habitude, nous stationnons le motorisé à la plaza de arma. Un poste de police est présent. Fidèle à notre pratique, nous voulons savoir s’il est sécuritaire d’y rester le jour et la nuit, Stéphanie entre donc au poste de police. Quelle ne fut pas sa surprise? Un policier est assis à un bureau et semble être sur internet. Quant au deuxième, il dort paisiblement sur un banc de bois.

Quelques temps après, nous discutons avec une restauratrice américaine qui habite en Bolivie depuis plus de 7 ans. Nous lui racontons nos péripéties avec les policiers. Elle nous répond « Bienvenus en Bolivie! ». Elle ajoute que si elle était à notre place, elle ne dormirait pas à la plaza et qu’il serait mieux de séjourner dans un stationnement sécurisé car s’il survenait quelque chose, les policiers diront qu’ils n’ont rien vu ni entendu ». Finalement, nous suivons ses recommandations.

Le soir, souper spécial pour toute la famille: raclette improvisée dans un poêlon. C’est un vrai régal! Avis aux amateurs de camping, vous aimerez sûrement. Ne trouvant pas de petits cornichons marinés en accompagnement, nous mangeons des oignons rouges marinés maison. Pour les lecteurs épicuriens, notre recette est inspirée de celle que nous avons mangé en Équateur. Nous mangeons ces derniers de différentes façons: dans des salades, du riz, des préparations à sandwich, etc. Si vous avez envie de la tester, voici notre recette:

 

 

Sauce équatorienne aux oignons (recette originale):

  • piment fort;
  • oignon (nous mettons des oignons rouges);
  • poivre;
  • tomate (nous remplaçons par des carottes);
  • origan;
  • huile d’olive;
  • sel;
  • vinaigre.

 

Tailler les légumes finement. Pour les quantités, allez y selon votre goût.

Mélanger.

Laisser mariner quelques temps au frigo.

Déguster!

 

 

Nous prenons la direction de La Paz (le 29 novembre).

 

 

Notre parcours Périvuen:

 

 

 

 

Notes:

  • Notre visa de touriste pour la Bolivie est de 30 jours, mais avec l’accueil que nous avons eu à la douane, cela devrait être amplement suffisant. En espérant que cela ne soit pas un présage du reste de notre séjour Bolivien.
  • Nous avons extrêmement de difficulté à avoir accès à l’Internet en Bolivie, d’où le retard dans la publication de nos articles.
  • Demain (8 décembre) nous nous dirigerons vers la frontière Boliviano-Argentaine.

4 commentaires à propos de “Nous voici maintenant en Bolivie!

  1. Soyez prudents les amis! C’est désolant de voir qu’il y a beaucoup d’arnaques auprès des touristes. Nous espérons que l’altitude de ce lieu ne cause aucun problème à personne. Bonne continuité de voyage! Vos photos sont, encore une fois, superbes. À la prochaine .

  2. Hey, « Bolivie » c’est pas loin de « Beau la Vie ! ». Tout va bien se passer les amis. Profitez !

  3. Faites confiance à la vie je suis persuadé que vous ferez des rencontres et découvertes merveilleuses avec le peuple bolivien

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