La Cordillère Blanche et … encore le désert!

 

Bon, où en étions-nous?!? Ha oui…

Après avoir parcouru le Canyon del Pato, réputé pour ses précipices et ses 54 tunnels. nous atteignons une charmante petite localité nommée Caraz. Pour une rare fois (la première depuis plus de 2 semaines à dormir dans les rues), nous nous établissons dans un camping afin de permettre à Stéphanie de se remettre, encore une fois, de problèmes intestinaux. La pauvre, les mêmes symptômes que ceux de Quito, qui l’avaient affectée plusieurs jours, sont revenus. Heureusement que nous avons la médication nécessaire sous la main et 3 jours plus tard, elle est assez en forme pour que l’on reprenne la route.

Cette pause a permis aux enfants de jouer à souhait et ce, sans surveillance constante des parents ( comprendre aussi que ça a donné un break aux parents). Ils ont même eu le temps de tomber en amour avec les chiots du camping.

 

Nous profitons du regain d’énergie de Stéphanie pour poursuivre notre route vers une ville un peu plus au sud et de là, nous bifurquons vers l’est afin de traverser la Cordillère Blanche. La route est sublime. Cette section des Andes est protégée et forme le Parque National de Huascaran. La route que nous empruntons sillonne une vallée flanquée des plus hauts sommets du pays. Nous avons la chance de voir le sommet dégagé du Nevada Huascarán Sur, le point culminant du Pérou à 6 768m. Cette vallée se termine sur un col aux virages très serrés, dont le point le plus haut est l’entrée d’un tunnel situé à plus de 4 700m. Toute la famille supporte bien l’altitude, mais ayant appris de nos erreurs au parc national De Los Nevados (Colombie), nous redescendons le versant est de la Cordillère afin d’y passer la nuit à +/-3300m.

 

À droite le Huascarán Sud (6 768m)

 

Encore une fois, nous tombons littéralement sous le charme de cette bourgade Andine. La Plaza de Arma de ce village est splendide. La place est dominée par une très jolie église, qui construite et toujours tenue par une congrégation Italienne, nous rappelle un voyage en Toscane. Les maisons entourant la place sont blanchies par la chaux et ornées de très jolis balcons en bois sculptés par des artisans locaux. Ici encore, nous attirons la curiosité de villageois. Voyant que nous sommes canadiens, un employé municipal nous aborde et discute avec Yanic (oui, oui, l’espagnol de Yanic progresse et il est maintenant capable de discuter un peu plus que seulement commander une bière 😉 ). Cet homme nous dit qu’il a travaillé dans le domaine de la construction à Calgary et qu’il aimerait bien y retourner car le salaire y est meilleur qu’ici (Au Pérou, il gagne 10$cnd/jour).

 

 

Le Lendemain, nous retournons sur nos pas et découvrons, sur un autre angle, la belle vallée parcourue la veille.

 

 

Nous passons le 31 octobre sur la place principale d’un autre beau village des Andes. Ce village nous a attiré pour sa spécialité, la crème glacée. On peut y déguster plusieurs saveurs classiques (chocolat, fraises, brisures de Chocolat, café, …), des saveurs traditionnelles locales ( Lucuma, coco, arachides,…) et des saveurs très originales ( Vin Rouge, Bière, …).

Ayant vu des décorations et des costumes à vendre dans les magasins, nous savions que l’Halloween était célébré au Pérou. Vers les 16h30, nous voyons les premiers enfants déguisés et formaient une procession religieuses afin de célébrer la Toussain du 1er novembre. Dès que la procession s’est terminée, tous les enfants disparurent pour réapparaitre déguisés en monstre et super héros de toutes sortes. Tout comme à la maison, ils ont parcouru les commerces et maisons, afin de recueillir des sucreries.

 

 

Nous avons distribué quelques friandises aux petits de l’endroit, mais puisque nos réserves étaient petites, nous sommes très vite tombés à sec. Simon Loc, avec sa très grande générosité habituelle, a décidé de donner de ses propres bonbons aux enfants du coin. Il n’a donc conservé que 3 suçons et 2 guimauves. L’attitude de notre grand nous a beaucoup impressionnée.

Après avoir séjourné pour une nuit à Huaraz et s’être rempli encore une fois la bedaine d’un succulent poulet à la broche ( Stéphanie en raffole), nous prenons la direction de la côte vers Lima. Notre progression est grandement ralentie, non pas par la circulation ou les courbes dangereuse, mais par la beauté des montagnes qui nous entourent.

Nous sommes soufflés par la splendeur de la Cordillère Blanche.

 

 

Tel que dit dans certains articles précédents, nous et les grandes villes… Nous atteignons Lima  (10 M d’hab) un jeudi 17h30, pris dans un mega trafic. La circulation y est infernale! Ayant survécu sans égratignure, nous nous y arrêtons 2 nuits, le temps de faire quelques emplettes et de parcourir certaines rues populaires du quartier Miraflores.

À partir de Lima, nous filons vers le Sud du pays. Puisque la côte péruvienne est désertique, nous y avons peu d’attrait. Nous adorons cependant le Parc national Paracas. Le contraste entre les dunes de sable et de la mer est magnifique. Nous dormons trois nuits dans le stationnement d’un hôtel, sur le bord de la mer. Sans payer un sou (à l’exception de quelques bières au bar), nous profitons du site de l’hôtel, des hamacs, du wi-fi et des flamands roses.

 

 

Nous nous arrêtons aussi dans une charmante oasis Huacachina au coeur du désert. Cette oasis nous offre une jolie verdure dans cet environnement hostile. Nous séjournons dans le stationnement d’un petit Ecocamp (avec coûts, cette fois) où nous pouvons profiter des lieux et de la rafraichissante piscine au grand plaisir des enfants. Le lendemain, profitant de la fraicheur matinale, nous escaladons une dune avoisinante afin de débuter officiellement notre saison de glisse 2017-2018 en faisant du Sandboard. Belle expérience, mais ça ne glisse pas aussi vite que sur la neige!

 

 

Nous continuons notre progression vers le sud en parcourant des centaines de ki-long-mètres dans le désert afin d’atteindre Arequipa et les canyons du sud avant de remonter vers Cusco et le fumeux Machu-Pichu!

 

 

Notre parcourt Péruvien jusqu’à présent:

 

 

12 commentaires à propos de “La Cordillère Blanche et … encore le désert!

  1. Vos photos de désert sont magnifiques et les enfants semblent y avoir eu beaucoup de plaisir. Les paysages montagneux le sont également. Nous espérons que Stéphanie ne sera plus incommodée du reste du voyage…nous avons une pensée pour elle à cet effet. C’est toujours plaisant pour nous d’avoir de vos nouvelles et de vous suivre. À la prochaine les amis xxx

  2. Bravo les SANDBOARDS…Qui eu cru qu’un jour vous auriez fait un tel sport?… Simon-Loc sera sans doute heureux de raconter son exploit à ses amis….Je trouve vos photos de plus en plus superbes….et vos récits toujours très enrichissants…. MIlle Merci!…
    Ce matin, -8degrés à Terrebonne… On s’en va vers Noël à grand pas…Bonne poursuite de votre route… Je vous aime….XXX. KLOD

  3. Un récit encore une fois captivant accompagné de superbes photos. Le désert et l’oasis nous ont rappelé la Tunisie. Avec de telles routes je comprends pourquoi vous avez un chapelet d’accrocher à votre rétroviseur..:-) mais Yanic est certainement très très prudent. Bonne continuité et merci encore pour votre partage.

  4. Quel beau voyage…Merci de partager avec nous. Continuer vous émerveiller et nous émerveiller. Bonne route !

  5. Vos photos sont FA-BU-LEU-SES!!!!
    C’est avec grand plaisir que je lis votre journal, quelle générosité de partager vos souvenirs avec nous!
    Bonne continuité!
    XX

  6. En voyant les superbes sommets enneigés au début du reportage, je me demandais si Yanic allait me devancer pour la 1ère descente de la saison. Et la réponse est oui mais j’étais loin de me douter sur qu’elle surface tu la faites cette 1ère descente. Le mt-Comi est blanc depuis le 2 nov. 5-10cm qui ont foulés depuis.
    Pas fait le CQWW, nous passons nos week-end a faire des réno au chalet depuis le mois de septembre. Je verrai pour le CQWW RTTY le dernier week-end du mois je crois. Si tu as envie de faire chauffer quelques atomes de l’ionosphère, faits moi signe via courriel.
    Finalement nous sommes accros a vos superbe reportages tant a l’écriture et la photographie. MERCI
    73 & 88

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