Les ruines pré-Incas

 

Nous retournons sur la côte désertique afin de visiter les ruines de deux civilisations pré-incas.

 

poudrerie de sable

 

Lors de notre parcours scolaire, nous avons seulement étudié l’histoire sud-américaine à partir des Incas suivi des Conquistadores. Dans l’ordre, il y a toutefois eu le peuple Mochicas ou Moche (prononcé Motché) ayant vécu dans la région de 200 à 800, suivi des Chimú de 900 à 1400 et finalement les Incas de 1400 à 1533, dernière année où Atahualpa fut mis à mort à la suite de la bataille de  Cajamarca.

Nous visitons les ruines Huaca de la Luna. Les Moches ont construit 5 temples imbriqués l’un dans l’autre. Lorsqu’une nouvelle ère arrivait (un nouveau siècle, nouveau règne, nouveau prêtre, etc.) ils remplissaient le temple de briques d’adobes (brique fabriquée d’argile, de paille, d’excrément de lama et de coquillages) avant de construire un nouveau temple par dessus l’ancien, telles des poupées russes. Chaque brique utilisée porte le signe de la famille qui l’a fabriquée. Certaines briques ont des lignes, des empruntes de doigts et d’autres, la forme d’un homme ou d’un bonhomme sourir! La fabrication de ces briques étaient un tribut, une sorte d’impôt et d’offrande pour le Dieu.

Les archéologues ont déterminé que le temple contenait 5 temples l’un sur l’autre. Puisque ceux-ci étaient remplis de briques, les fresques qu’ils contiennent ont été extraordinairement bien préservées. Nous avons eu le plaisir d’observer des représentations de prisonniers, guerriers, dragons de mer et le plus impressionnant, la représentation du dieu de la montagne. Les yeux de ce Dieu sont ceux de l’hibou et représentent l’air. Ses dents, celles d’un félin, représentent la terre et ses cheveux en forme de vagues représentent l’eau, la mer.

Ces temples servaient aux sacrifices humains. Environ 70 corps ont été retrouvés sur place.

 

Dieu de la montage
Murs des temples 3 et 4.
trouvez le Happy Face?

 

Nous sommes subjugués devant la beauté des lieux et surtout par l’état de conservation des fresques. Nous nous imaginons les émotions ressenties par les archéologues lors de leurs découvertes.

Non loin de Huaca de la Luna, une autre civilisation, les Chimú, se sont établis. Nous visitons la cité de Chan Chan (Soleil Soleil). Chan Chan la capitale de l’empire Chimú, contenait à son apogée près de 60 000 habitants sur environ 20km2 . Elle formait alors la plus importante cité préhispanique de l’Amérique du sud. Elle fut constitué de 10 enclos royaux. Contrairement aux Moches, les Chimú construisaient un enclos par roi et lorsque le roi mourait, l’enclos était fermé sans être enterré. Laissant ainsi l’enclos aux intempéries et à l’érosion de la pluie et du vent, seule une partie (+/-60%) du temple #9 est accessible pour la visite. Les archéologues de Chan Chan travaillent essentiellement à la restauration des fresques, contrairement à ceux de Huaca de la Luna, qui travaillent à la conservation de celle-ci.

Nous avons la chance d’observer diverses formes de fresques:

  • cercles: représentent la lune;
  • lignes horizontales: la mer;
  • losanges: les filets pour la pêches;
  • les pélicans;
  • vagues;
  • les poissons;
  • les écureuils.

 

Lune, mer et filet de pèche
Pélican
Pélican
Vagues
Ytône
Poissons représentant les cycles des marées
Places centrale
Écureuils

 

À la suite de la visite du site de Chan Chan, nous visitons un musée où sont exposés des objets qui ont été retrouvés dans la cité lors des fouilles archéologiques. Nous sommes surpris par les statues de bois représentant les rois, étonnamment bien conservées.

 

Statues de bois de Chan Chan
Masque funéraire

 

Par la suite, nous visitons un autre site, Huaco Arco Iris où nous admirons des fresques aux formes d’arc-en-ciel.

 

 

En nous promenant dans les rues de plusieurs villes et villages, nous avons remarqué une race de chien pour le moins étrange, le chien Péruvien. En raison de sa température corporelle à 40°C, ce chien a la particularité de ne pas avoir de poils! À l’époque pré Inca, il servait de bouillotte pour réchauffer l’Homme et traiter les douleurs arthritiques.

 

 

Une autre particularité des villes et des villages: LES DOS D’ÂNE!! Ils ont plusieurs formes: en béton, bitume, roche, sur la côte ils peuvent être fait d’une corde d’amarrage de navire… Bref, ces … pestes nous rendent la conduite très difficile. Dès que Yanic relève la vigilance, BAM!, un dos d’âne et il doit freiner en catastrophe pour éviter de débâtir le motorisé.

En roulant dans Trujillo, près des ruines, Yanic dit à Stéphanie qu’il est fatigué de conduire. Oui, oui, le même gars qui a été capable de rouler Rimouski-Vancouver, en solo, en 4 jours et demi! Hé bien là, il est fatigué de devoir toujours être vigilant et concentré à 100%. Au même moment où Yanic prononce ces mots, BANG, « cri… de tab…d’est…de cal… », on pogne un de ces damnés dos d’âne à mar…. Du même coup, l’armoire de la pharmacie s’ouvre et se vide de tout son contenu et projète une bouteille de vernis à ongles de Flavie. Cette fameuse bouteille se fracasse et projette son contenu violet un peu partout sur le sol et les murs. Elle a même poussé l’exploit de projeter quelques goutes au plafond (le plafond est en tissus ivoire… Urgence, Urgence! On réussit à tout nettoyer, sauf les traces au plafond.  Heureusement que le véhicule ne s’est pas fracassé. En repartant, Yanic remarque que celui-ci tire à droite en conduisant. On règlera le tout le lendemain avec un enlignement de la direction.

 

 

Cet incident, quoiqu’il n’a pas été catastrophique, nous rappelle que nous devons toujours être vigilants et attentifs.

Nous passons trois nuits dans un petit village, en bord de mer. Les pêcheurs de Huanchaco utilisent encore les mêmes techniques qu’illustrées sur des céramiques vieilles de 2000 ans. Ils partent à l’aube sur leur bateau de roseaux munis de filets afin de récolter les produits de la mer.

 

 

La côte c’est bien, mais ce qui nous attire le plus du Pérou, ce sont les Andes. Nous prenons donc la route en direction de la Cordillère Blanche où se trouve les plus hauts sommets du pays. Evidemment, pour s’y rendre, il n’y a pas d’autoroute 20, c’est plutôt le réputé «Cañon del Pato» (Canyon du canard). Ce canyon sépare les blancs sommets de la Cordillère Blanche et ceux rocheux dépourvu de neige de la Cordillère Noire. À un certain endroit, on a l’impression que ces deux massifs rocheux se touchent car ils ne sont séparés que d’une quinzaine de mètres. Cette route, nouvellement goudronnée, parcourt une profonde vallée et est parsemée de 54 tunnels. Elle est tellement spectaculaire et fameuse, qu’elle a fait l’objet de la série télévisée «Convoi de l’extrême» diffusée au Québec sur Canal D et en France sur W9. Pour rendre cette route plus terrifiante pour les téléspectateurs, les producteurs ont changé le nom de ce canyon pour «El Cañon de la Monja Muerta», à savoir le Canyon de la Nonne morte. Quoi qu’il en soit, quel spectacle, mais pour Yanic, elle n’est pas si terrifiante que sa réputation. Nous parcourons cette spectaculaire route et atteignons une vallée entre la Cordillera Negra et la Cordillera Blanca.

 

 

Dans les prochains jours, nous explorerons les nombreuses vallées de la région avec ses sommets enneigés.

 

 

Notre parcours péruvien:

 

 

 

 

Notre Route Globale:

 

 

4 commentaires à propos de “Les ruines pré-Incas

  1. Merci une fois de plus pour ces récits d’histoire. Une chance que la hauteur des tunnels était bonne.

  2. C’est magnifique de découvrir l’histoire de cette région de même que les photos. Que d’aventures pour vous encore une fois! Nous imaginons que le vernis de Flavie a dû être difficile à faire partir . Bonne continuité les amis ! Salutations à toute la famille de notre part.

  3. Merci encore une fois de partager, c’est toujours très intéressant. Nous arrivons d’un trois semaines au Portugal et encore beaucoup d’histoires. Bonne continuation xx nous sommes en route pour la Floride et profiter de notre chalte d’hiver. Xx

  4. De voir ces fresques en si bon état est très rafraichîssant on dirait qu’elles ont été peintes depuis peu. Je suis ébahie de voir l’intéret que portent les enfants à l’histoire. Les routes elles me font frémir. Bonne route et prudence. Je vous embrasse xxxx.

Laisser un commentaire

Votre adresse de courriel ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Merci pour votre commentaire, il nous fait toujours plaisir vous lire.